L'aube au port, là où commence la pêche.
Chaque assiette de poisson commence quelque part. Pour un restaurant de fruits de mer, nous sommes allés chercher ce point de départ au port de pêche de Tyr, au sud du Liban, là où les barques rentrent avec la première lumière et où les filets se réparent à la main, sur le quai.
Projet
Série documentaire
Catégorie
Photographie documentaire et culinaire
Services
Prise de vue sur place, lumière naturelle, portraits, étalonnage
Objectif
Montrer la mer et les gens derrière chaque plat

Avant que la ville s'éveille.
Tyr est une ville portuaire depuis l'époque phénicienne, et son vieux port travaille encore chaque jour. Dans la lumière du matin, l'eau est lisse, les barques de bois reposent le long du quai en blanc, bleu et rouge, et les premiers équipages sont déjà à l'ouvrage.
Nous l'avons photographié tel qu'il est : aucun décor, aucun stylisme, aucune lumière ajoutée. Seulement le soleil qui se lève sur la mer et les gens qui y commencent leur journée.






Des mains qui connaissent les filets.
Entre deux sorties, les pêcheurs s'installent sur le quai et réparent leurs filets nœud par nœud, un travail lent et précis, fait entièrement à la main. Ce sont eux qui ramènent le poisson, bien avant qu'il n'arrive en cuisine.
Le travail documentaire, c'est rester assez longtemps pour que l'appareil se fasse oublier. C'est de là que viennent ces portraits : un rire entre deux nœuds, une cigarette dans la fraîcheur du matin, un chat du port qui monte la garde.












Du quai à la glace.
Puis la prise passe des barques à la glace : des poissons argentés alignés, des crevettes encore dans leur carapace, des poissons entiers de toutes les tailles. Nous avons travaillé de près et à la lumière du jour, pour que l'éclat de chaque écaille et le froid de la glace se sentent dans l'image.
C'est la partie de l'histoire qu'un menu ne peut jamais raconter seul : l'allure d'un poisson frais, le matin où il sort de la mer.







Et enfin, la table.
La série se termine là où le restaurant commence : dans l'assiette. Vu après le port, un filet ou un sandwich au poisson n'est plus seulement un plat sur un menu. Il porte avec lui la mer, les barques et les mains qui sont derrière.

Le résultat.
Trente et une photographies, des grands plans du port aux portraits rapprochés et aux détails de la prise, donnent au restaurant un ensemble d'images réelles, sans mise en scène, pour tous ses supports : menus, site web, réseaux sociaux et imprimés. Elles lui donnent ce qu'une banque d'images ne pourra jamais offrir : un vrai lieu, de vraies personnes et une histoire qui mérite d'être racontée à chaque table.